Arnaud Montebourg s’intéresserait à un OS made in France

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Le ministre de l’Economie, connu pour son patriotisme économique, envisagerait la création d’un système d’exploitation mobile national. L’idée est de contrer la dominance des américains en la matière.

Arnaud Montebourg est un infatigable pèlerin du patriotisme économique notamment dans le domaine de l’IT. On se souvient de son intervention dans le rachat de SFR en militant activement, mais en vain pour l’offre proposée par Bouygues Telecom. Le ministre de l’Economie entend bien réorganiser le marché des télécoms français autour de trois acteurs et reste à la manœuvre pour marier Bouygues Telecom avec un de ses concurrents.

Pour autant, le journal l’Opinion (sur abonnement), indique que le bouillonnant ministre a peut-être un nouveau cheval de bataille : la création d’un OS mobile national.  Arnaud Montebourg souhaite que les pouvoirs publics favorisent les efforts sur le développement d’un OS made in France. Le quotidien souligne que ce système d’exploitation « aurait pour but de se trouver partout, du mobile à la voiture, au robot, et de permettre la mutualisation des données entre les services partenaires ». Cette démarche a été inspirée par Pierre Bellanger, patron du groupe Skyrock, qui milite depuis plusieurs années pour la souveraineté numérique et a développé la notion de « résogiciel » français qui permet de « contrôler en un système unifié les services, les réseaux et les terminaux ». Des annonces sur ce projet d’OS made in France pourrait intervenir dans les prochaines semaines, explique le quotidien.

Une démarche difficile à mener

La croisade contre l’omnipotence des systèmes d’exploitation américains, iOS, Android ou Windows. En la matière, on peut citer la Chine qui de manière assez récurrente mène des travaux pour imposer un système d’exploitation chinois.  En 2010, l’Empire du Milieu avait lancé Neokylin pendant que l’e-commerçant Alibaba travaillait sur son propre OS mobile. En 2014, le gouvernement de Pékin a réactivé cette recherche avec le projet COS (China Operating System) qui est qualifié d’essentiel pour la sécurité nationale. Ce projet pourrait recevoir un coup de pouce supplémentaire si les relations entre les États-Unis et la Chine se durcissent encore un peu plus dans les accusations de cyberespionnage.

D’autres acteurs comme les opérateurs mobiles européens ont tenté de contrer la dominance d’Apple, Google et Microsoft en évoquant la création d’un autre OS mobile, sans succès. Reste qu’aujourd’hui des alternatives arrivent sur le marché des OS mobiles. Les premiers terminaux sous Firefox OS ont été lancés et vont se développer. D’autres n’ont pas réussi à convaincre comme le projet d’Ubuntu dans ce domaine. Et que dire du discret Tizen ? Développer et commercialiser un OS est donc un exercice délicat et difficile, il faudra voir quels sont les moyens alloués par le ministre à cette tâche. A suivre…

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