Fujitsu Futro Z220 : un client léger ARM multiprotocole

Poste de travail
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Avec le Futro Z220, à cheval entre client léger et Zero Client, Fujitsu exploite le rapport performance par watt de l’architecture ARM dans le cadre d’infrastructures de postes de travail virtuels.

Si l’architecture ARM gagne du terrain jusqu’au sein des serveurs, elle investit en parallèle l’autre extrémité de l’infrastructure informatique : les clients légers mis à contribution en tant que poste de travail virtuels ou dans des architectures de type client-serveur.

Illustration chez Fujitsu, dont la série Futro accueille le modèle Z220. Sa particularité s’énonce en termes de SoC multiprotocole. Cet acronyme trahit à la fois un composant intégré de type “System-on-a-Chip” et le concept du “Software on Chipset”, par lequel un micrologiciel embarqué étend la compatibilité du dispositif à plusieurs protocoles : Citrix ICA/HDX, Microsoft RDP/RFX, VMware View… et la technologie PCoIP (PC over IP), avec une prise en charge de l’accélération matérielle.

Cette passerelle entre le Zero Client et le client léger, Fujitsu la dote de l’OS eLux RT (un Linux Embedded) et la délivre déclinée en deux configurations. La première est administrable via la solution centralisée Scout Enterprise. Elle se destine aux entreprises qui disposent de compétences informatiques.

Accompagner les petites entreprises

L’autre version est dite « auto-adaptative » en ce sens qu’elle se greffe au sein des environnements de travail sans nécessiter d’intervention. Idéal pour les PME. Fujitsu précise que le basculement entre les deux modes de gestion s’effectue en toute transparence, au même titre que les mises à jour du système d’exploitation.

Dans cette logique d’optimisation du coût total de possession sur le cycle de vie du produit, le rapport performance par watt de l’architecture ARM reste significatif, même réduit à l’échelle d’un seul composant, en l’occurrence un processeur Texas Instruments DM8148 basé sur une puce Cortex-A8 cadencée à 1 GHz. Ainsi, la consommation électrique est annoncée à 10 W « en utilisation typique », pour 11 W en crête et 0,9 W en veille, sans prise en charge du PoE (Power over Ethernet), néanmoins.

Un TCO optimisé

Le niveau d’intégration du matériel et l’absence d’un quelconque ventilateur (le refroidissement passif se suffit à lui-même) participe à l’amincissement du boîtier : 3,1 cm pour environ 400 g au compteur. À partir de 188 euros HT (225 euros TTC) avec 2 ans de garantie standard moyennant retour en atelier, le seul investissement initial reste inférieur à celui d’un ordinateur conventionnel.

Certes, la puissance est moindre, avec 1 Go de mémoire vive DDR3 non extensible et 2 Go de mémoire flash pour l’écosystème résident, mais le Futro Z220 tire ses capacités des serveurs distants avec lesquels il communique. À ces fins, il utilise une interface Ethernet Gigabit ou un module Wifi 802.11n proposé en option. S’y adjoignent 4 ports USB 2.0 (deux en façade), l’audio en entrée-sortie, un connecteur miniPCIe interne et la possibilité d’un double affichage jusqu’en résolution 1920 x 1200 points, en DVI-D et DVI-I.


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