Avec les serveurs Proliant Gen9, HP mise sur le compute et l’accélération

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Si l’activité serveurs HP se porte bien, le constructeur pense qu’une nouvelle ère informatique a commencé avec de nouveaux enjeux : cloud, mobilité, big data et sécurité. Il annonce inaugurer cette ère de 25 ans avec ses Proliant Gen9.

« Plus d’un tiers de l’informatique mondiale tourne sur des serveurs HP ! » affirme Peter Schrady, directeur Rack & Tower de la division HP Servers. « Il y a 25 ans, HP lançait le premier serveur x86. Depuis, nous avons apporté de nombreuses innovations comme la supervision d’infrastructures convergées OneView, les serveurs lames BladeSystem, les serveurs compacts et pour traitements spécifiques Moonshot, et le HPC/Supercomputing Apollo. La nouvelle gamme de serveurs HP Proliant Gen9 annonce une nouvelle ère de l’informatique d’innovation pour 25 nouvelles années de leadership HP.»

Dans cette perspective, le constructeur/éditeur mise sur ses nouveaux serveurs Proliant Gen9, présentés comme un socle stratégique de sa nouvelle vision “A new style of IT“. Et cette approche s’affiche clairement globale pour « proposer le portfolio le plus complet possible répondant aux besoins actuels et à venir des clients, de la simple PME jusqu’à la multinationale,» selon Rhys Austin, responsable BladeSystem et Infrastructure Software chez HP.

Des boulons à la production de services
Des boulons à la production de services

Une approche Compute Centric

« Plus de 50% du budget informatique sont encore consacrés à la maintenance opérationnelle des infrastructures. Il faut impérativement réduire cette enveloppe à moins de 30% afin de pouvoir investir sur l’innovation et la transformation de l’entreprise,» souligne Peter Schrady. « Il faut améliorer la réactivité des projets (grevés de centaines de milliers de dollars par la lenteur des infrastructures) en accélérant la mise à disposition de service et d’environnements. Enfin, de meilleures performances globales s’imposent pour augmenter la satisfaction de l’utilisateur final, qui s’élève encore trop régulièrement à plus de 30% ! »
Un constat plutôt pessimiste, qui s’explique simplement pour HP, qui propose évidemment sa solution.
Pour 2020, les études tablent sur 10 millions d’applications mobiles, 30 milliards d’équipements et 40 trillions d’informations utilisées par 8 milliards de personnes.

« De nouvelles technologies et applications émergent, et le nombre d’utilisateurs et de périphériques accédant au système d’information des entreprises explose. Pourtant, elles continuent à utiliser des solutions et des méthodes du passé,» explique Peter Schrady. « Les infrastructures traditionnelles sont évaluées selon des indicateurs comme les Mips (millions d’instructions par seconde) et selon des spécifications dépassées pour répondre à des besoins classiques. Une nouvelle approche s’impose pour répondre à de nouveaux enjeux comme le cloud, la mobilité, le Big Data, ou la sécurité. Il s’agit de se concentrer sur la puissance de calcul (Compute). Alors, il ne s’agit plus de millions de Mips, mais des milliers de services.»

Les serveurs doivent évoluer afin d’apporter plus de valeur aux métiers de l’entreprise. Pour HP, les serveurs génériques dédiés à des applications (générant un fonctionnement en silos) sont essentiellement centrés sur les technologies. En outre, la maintenance est majoritairement manuelle. Dans ce contexte, l’infrastructure incarne un centre de coûts. Il convient de la faire évoluer en potentiel différenciateur pour les métiers de l’entreprise.

Une infrastructure de type « software defined » et « cloud ready » amène une forte automatisation. C’est pourquoi la solution repose sur une focalisation sur la puissance de calcul (Compute) : un large ensemble de ressources de calcul qui peuvent se trouver à tout endroit, avec une évolutivité dynamique selon les besoins à tout moment et pour toute application.

Du simple serveur au HPC : en avant pour 25 ans !
Du simple serveur au HPC : en avant pour 25 ans !

Trois piliers et de nombreux accélérateurs

La nouvelle gamme HP Proliant Gen9 se décline en quatre formats de serveurs : tour, rack, blade (BladeSystem) et HPC (Apollo).

La réponse aux nouveaux besoins est soulignée sur les différents niveaux. Pour favoriser la convergence matérielle, tous les Proliant Gen9 sont –entre autres- dotés de HP StoreVirtual VSA (Software Defined Storage maison), de ports Smart Storage à 12 Gbit/s et de la DDR4 SmartMemory qui augmentent sensiblement les performances et les capacités de calcul des serveurs.

L’accélération des tâches est assurée par les accélérateurs PCIe, les systèmes convergés (qui optimisent les traitements, peuvent répartir les charges et instaurer une PRS…) ou encore par SmartCache (accélération combinant SSD et disques durs).

Enfin et surtout, le nerf de la guerre d’une infrastructure “Software Defined” ou “cloud ready” tient dans son efficacité à superviser et à orchestrer toutes ces ressources.

HP propose donc plusieurs évolutions et intégrations :

– La solution de supervision OneView 1.1 est étendue la gestion des racks en plus des blades. Et la gestion globale intervient de la conception à la maintenance : déploiement, supervision et gestion opérationnelle automatisée. Une vue unifiée des serveurs, du stockage et du réseau, et un suivi des environnements physiques ou virtuels, des applications, etc.

– Le déploiement, la supervision et la maintenance sont aussi facilités grâce à l’UEFI (Unified Extensible Firmware Interface, ou BIOS évolué des serveurs), l’ iLO Federation pour la gestion évoluée de bas niveau de plusieurs serveurs (état des serveurs, médias virtuels, gestion énergétique, automatic group power capping (réduction de la consommation électrique), etc. Ces deux technologies autorisent la mise à jour centralisée de firmware. « Ainsi, la mise à jour de centaines de serveurs ne s’effectue plus à l’unité, mais de façon distribuée pour l’ensemble du parc ou par groupe de serveurs,» précise Rhys Austin.

– Les API RESTful intègrent à cette gestion globale les environnements hybrides.

Avec ces serveurs et l’approche proposée, le constructeur annoncé déjà une progression sensible par rapport à la génération de Proliant Gen8 : 3 fois plus de performances processeur avec un TCO réduit, une fourniture de service accélérée jusqu’à 66 fois, et des performances globales 4 fois plus rapides pour l’activité de l’entreprise. Ces résultats obtenus auprès de quelques clients ayant déjà déployé ces solutions suffiront-ils à convaincre les entreprises d’effectuer ces migrations ?

HP affirme maintenir son leadership aussi face à Dell ou Cisco, qu’IBM ou Lenovo. Certains responsables parlent aussi de Fujitsu. Il ne faudrait cependant pas oublier Oracle (Sun) sur le haut de gamme. Si tous les arguments peuvent faire mouches face à Dell ou Cisco ou autres solutions x86 (à vérifier tout de même…), il en va autrement avec Oracle et IBM, très installées dans les entreprises. Face à leurs solutions “tout-en-un”, HP met en avant Openstack. Que les deux concurrents revendiquent de plus en plus également.

Évolution progressive vers un marché plus ouvert

« La nouvelle conception des Proliant Gen9 nous permet de cibler un marché plus large. En effet, elles ont plus modulaires et avec une évolutivité permettant de ne pas acheter l’équipement complet dès le départ. En outre, ces serveurs fonctionnent également avec d’autres solutions logicielles que les nôtres,» commente Rhys Austin.

Des serveurs seront disponibles à partir du 8 septembre, et le constructeur révélera plus détails lors de l’Intel Developer Forum du 9 au 11 septembre à San Francisco. Les serveurs devraient être équipés des dernières puces Xeon E5 avec la micro-architecture Haswell du fondeur. « Néanmoins, cette nouvelle gamme évoluera progressivement sur une période 18 mois, car une nouvelle ère se déroule sur la durée et une période transition reste indispensable,» précise Peter Schrady

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Auteur : José Diz
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