Les terminaux BlackBerry futurs adeptes du NFC

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RIM a laissé entendre que les prochaines générations de ses terminaux mobiles, y compris les tablettes, intégreront la technologie sans contact NFC. Histoire de se tenir prêt pour adresser un marché plein d’avenir.

La technologie NFC gagne du terrain dans le monde de la mobilité. Après le Nexus S de Google/Samsung et le Wave 578 du même constructeur que Orange met en avant pour adresser le marché du NFC, et en attendant la confirmation de l’iPhone 5, BlackBerry adopte à son tour la technologie.

Rappelons que le Near Field Communication est une technologie de transaction sans contact à courte portée. Elle est notamment expérimentée en France à travers les terminaux mobiles dans le cadre du titre de transport mais aussi comme solution de paiement en lieu et place de porte-monnaie électronique même si, jusqu’à récemment du moins, la technologie avait du mal à se frayer le chemin des smartphones.

Selon Stephen Bates, dirigeant de RIM (Research in Motion) en Angleterre, les futurs terminaux BlackBerry supporteront le NFC, selon des propos recueillis par notre confrère EweekEurope.co.uk. Y compris les tablettes PlayBook. Pour lui, l’heure du NFC a sonné et « va créer de nouvelles opportunités d’affaires, de nouveaux marchés et de nouveaux flux de revenus ».

Bref, il est temps que le constructeur commence à construire son écosystème autour de la technologie même si « nous ne savons pas comment cela va se dérouler » d’autant que « les opportunités sont sans fin ». Selon Jupiter Research, le paiement sans contact devrait atteindre les 30 milliards de dollars en 2012 et s’élever à 110 milliards en 2014. Selon iSuppli, 13 % des 220 millions de téléphones qui se vendront en 2014 disposeront du NFC.

La question reste néanmoins de savoir si les utilisateurs adopteront les usages NFC. Notamment pour des raisons de sécurité. Les paiements par NFC se passeront de saisie d’un code secret. En cas de vol du téléphone, c’est aussi potentiellement le compte en banque (ou sa partie réservée au porte-monnaie électronique) qui se retrouvera entre les mains du voleur. Une vue bien locale il est vrai tant l’usage sécurisé à l’aide d’un code secret (lié à la puce électronique de la carte bancaire) d’une transaction reste relativement propre à la France, voire à l’Europe, mais peu généralisée aux Etats-Unis. Il n’en reste pas moins que certains s’en tiendront à l’adage consistant à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier…


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