RIM réduit à 4 le nombre de ses smartphones BlackBerry 10

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L'avenir s'assombrit pour RIM/BlackBerry | Silicon

Face au mécontentement de ses actionnaires, RIM projette un plan d’économies qui impactera notamment la R&D. Conséquence, il ne devrait sortir, tout du moins dans un premier temps, que 4 smartphones BlackBerry 10.

De l’assemblée générale tempétueuse, menée sous la houlette d’actionnaires qui ont revendiqué sans ambages leur mécontentement, RIM tire un conseil d’administration réélu dans son intégralité… et une foule d’enseignements.

Sous les yeux des dix membres reconduits pour un mandat d’un an, le PDG Thorsten Heins, en poste depuis le mois de janvier, a reconnu que sa société traverse une période charnière. L’intéressé a essuyé les critiques de ses partenaires financiers, qui ont déploré des pertes nettes chiffrées à 518 millions de dollars sur le premier trimestre fiscal 2013 et un titre qui a chuté de 95 % en Bourse depuis la mi-2008.

Les actionnaires ont dénoncé en parallèle le sectarisme qui régnerait au conseil d’administration et la prétendue incompétence de certains décideurs, notamment Mike Lazaridis, ancien co-PDG en tandem avec Jim Balsillie. Confronté à un tel courroux, Thorsten Heins a annoncé un plan d’économies qui devrait, pour l’anecdote, impliquer la vente de l’un des deux jets privés de la compagnie. Mais aussi et surtout, une réduction drastique du budget alloué à la recherche et au développement.

Les smartphones au régime

Conséquence, la feuille de route pour l’année à venir n’inclura plus en tout et pour tout que 4 smartphones, tout du moins dans un premier temps. Deux terminaux s’inséreraient en milieu de gamme, tandis que les autres trouveraient place au sommet de la hiérarchie, en conformité avec le placement historique de Research in Motion. Une telle échéance corroborerait les 4 noms de codes entrevus sur une diapositive confidentielle qui a récemment fuité. Il y était fait mention des appellations London, Naples, Nashville et Nevada (séries L et N).

Les premiers exemplaires ne devraient toutefois investir le marché qu’en 2013, la faute à la sortie retardée de BlackBerry 10. Le futur OS mobile unifiant smartphones et tablettes devait à l’origine être livré au deuxième semestre 2012. Un retard d’autant plus préjudiciable pour RIM, qui s’apprêterait à congédier près d’un tiers de ses effectifs, soit environ 5000 employés.

Les analystes n’excluent pas que le constructeur canadien tombe dans les mains d’Amazon ou de Facebook, qui nourrissent des ambitions en matière de mobilité. Ce mercredi en fermeture de séance à New York, l’action RIM cotait à un peu plus de 7,50 dollars, en hausse de 3 %.

Action RIM Nasdaq 11 juillet 2012


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