SanDisk s’offre les cartes accélératrices flash de Fusion-IO

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La consolidation sur le marché des cartes accélératrices bat son plein. C’est au tour de Fusion-IO de se faire avaler par SanDisk pour un montant de plus de 1,1 milliard de dollars.

L’ébullition des start-ups dans le stockage et plus particulièrement dans les cartes accélératrices flash s’oriente vers une consolidation rapide. En l’espace de quelques semaines, la plupart des jeunes pousses ont soit céder leurs activités dans ce domaine comme Violin Memory qui s’est séparé de ses cartes PCIe flash au profit de SK Hynix. Seagate a racheté les divisions Accelerated Solutions Division (ASD) et Flash Components Division (FCD) de LSI auprès d’Avago. Les grands acteurs de l’IT comme EMC ou IBM se sont déjà positionnés avec les rachats respectifs de XtremIO et Texas Memory

C’est maintenant au tour d’un pionnier dans les cartes accélératrices de succomber aux sirènes du rachat. Fusion-IO a signé un accord prévoyant la vente à SanDisk pour un montant de 1,1 milliard de dollars. L’opération devrait être conclue au troisième trimestre 2014. Fusion-IO a été fondée en 2006 et elle a été médiatisée par l’arrivée de Steve Wozniack, co-fondateur d’Apple, comme chef scientist en février 2009. Elle réalise aujourd’hui 400 millions de chiffre d’affaires, dont 120 millions de dollars sont réinjectés dans la R&D. Elle est présente sur 40 pays.

Les cartes Atomic pour applications gourmandes en ressources

La semaine dernière, Gary Orenstein, vice-président exécutif du marketing de Fusion-IO, était présent à Paris pour fêter les 4 ans de présence de la société et la présentation de la dernière gamme de cartes dénommée Atomic. Ces dernières ont vu leur capacité de stockage doubler pour atteindre 6,4 To. Elles se déclinent en deux versions ioMemory SX300 et PX600. Elles sont immédiatement disponibles auprès des OEM comme HP, Dell, IBM (Lenovo), SuperMicro, etc.

Pour le dirigeant, cette course à la capacité et à la performance (pour maximiser les entrées/sorties) vise plusieurs marchés, les bases de données « en intégrant nos cartes Atomic des solutions HP sont aussi performantes que des systèmes Exadata d’Oracle, mais à des coûts moindres » et de citer le cas d’EDF où des choses sont faites dans ce sens. Fusion-IO a travaillé en étroite collaboration avec les fournisseurs de bases de données comme MySQL (Oracle), SQL Server (Microsoft), mais également les forks comme MariaDB ou Percona. Autre marché visé, « la virtualisation du poste de travail, même si dans certains pays comme la France cela prend plus de temps », avoue Gary Orentsein. Il évoque aussi « le big data comme par exemple dans le cadre du ministère des Affaires étrangères qui a besoin de collecter rapidement les éléments diplomatiques issus de chaque pays ».

Interrogé sur la roadmap de Fusion-IO, Gary Orenstein a indiqué que « la technologie flash Nand évolue tous les 18 mois en étant plus petite, avec plus de capacité et moins chère. De plus, il faut prendre en considération que les constructeurs arrêtent la fabrication des générations précédentes ». Il est donc conscient qu’ « il faudra un jour changer pour aller vers la délivrance pour les OEM des applications à travers de l’intégration et une architecture de référence ». D’où l’idée pour Fusion-IO de construire son propre châssis pour ses cartes et proposait ainsi une baie de stockage autonome.  Il reste maintenant à savoir ce que fera SanDisk de son acquisition…

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