Logiciels : les faits marquants en 2021

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Truffle 100 2021

Au-delà de la croissance du chiffre d’affaires, les effets de la crise pandémique se manifestent à plusieurs niveaux dans l’économie du logiciel français. Des tendances détaillées dans le dernier classement Truffle 100.

Poids du leader, nombre d’opérations financières, proportion d’éditeurs dont le chiffre d’affaires a baissé… Autant d’indicateurs qui ressortent du dernier Truffle 100. Tous témoignent d’une année 2020 particulière, même si le secteur a fait preuve de résilience. En tout cas les plus « gros » acteurs.

Au cumul des 100 éditeurs classés, le chiffre d’affaires « édition » atteint 11,6 milliards d’euros. Une augmentation de 6,6 % sur un an, essentiellement grâce aux projets à l’international. Et un contraste avec l’ensemble du secteur français du logiciel (-5,3 %).

évolution CA édition

Au premier rang, on trouve Dassault Systèmes. Comme depuis 2007. Mais avec un taux de contribution record. Arrondi à l’entier par excès, l’éditeur francilien a capté 35 % du C. A. « édition » du Truffle 100. Avec des revenus en hausse annuelle de 12,6 % (4,024 milliards d’euros), il creuse l’écart sur Sopra Steria (658,5 millions ; -5,4 %), Murex (580 millions ; +1,9 %) et Cegid (498 millions ; +3,7 %). Il faut aller à la cinquième place pour trouver un taux de croissance plus important. +56,2 % en l’occurrence, pour Claranova (407,8 millions).

Un Truffle 100 sans grands mouvements

Concernant les rachats, un seul est répertorié : Ateme (26e) qui a mis la main sur Anevia (86e en 2019 avec 16 millions d’euros de C. A. « édition »). Dans l’historique du Truffle 100, une seule autre année avait connu si peu de transactions : 2019 (SAB, 24e en 2018 avec 65 M€, acquis par Sopra Steria). Pour teknowlogy Group, chargé de réaliser l’étude auprès des éditeurs, cela reflète une logique de conservation de trésorerie dans le contexte de la crise.

historique rachats
Le « 80 » tout à droite correspond au C. A. « édition » de Talentsoft. Cegid en a finalisé l’acquisition cette année.

Pour ce qui est de la proportion d’éditeurs dont le C. A. a baissé, elle s’élève à 33 %. Alors que depuis plusieurs années, elle demeurait sous les 20 %.
Pour 2021, néanmoins, aucun des 100 éditeurs classés ne prévoit de décroissance (98 % anticipent une augmentation ; 2 %, une stabilisation).

variation chiffre d'affaires
Les performances restent meilleurs que n’attendaient les éditeurs. Ils étaient 62 % à envisager une décroissance en 2020.

Sur les quinze entrées au Truffle 100, deux se font dans le top 50. Il s’agit d’Odigo (14e) et de Lyra Network (26e). On aura noté que GFI (13e et 2019, 11e en 2020) s’appelle désormais Inetum.

Voir le classement Top 50 des éditeurs français  en 2021

 

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