VMware poursuit sa diversification et mise toujours sur la VDI

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Outre une dépendance désormais réduite à VSphere, l’éditeur mise sur le cloud, la mobilité (avec Immidio tout juste racheté) et la VDI. Entretien avec Jean-Pierre Brulard, son responsable EMEA Sud et Sylvain Cazard, nouveau directeur général pour la France.

VMware a réalisé 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2014. Des résultats annuels en hausse de 16% par rapport à 2013. Et le quatrième trimestre est conforme à cette tendance avec 1,7 milliard de chiffres d’affaires, soit une hausse de 15 %. Une belle lancée, mais vers quel avenir?

Sylvain Cazard et Jean-Pierre Boulard, VMware
Sylvain Cazard et Jean-Pierre Brulard, VMware

Sur quels ressorts a reposé votre croissance en 2014 ? Et comment percevez-vous la France où aucun datacenter VMware n’a encore été ouvert?

Jean-Pierre Brulard : Avant tout, nous avons réussi notre diversification. En effet, nos revenus sont désormais réalisés à plus de 50 % hors VSphere. Ce qui illustre une bonne adhésion de nos 600 000 clients à cette stratégie de diversification.
Parmi les offres ayant réalisé une bonne performance, on retrouve la gestion des datacenters et du cloud avec vRealize, la gestion de la mobilité d’entreprise avec Airwatch ou encore la gestion des clouds hybrides avec la gamme vCloud Air. Pour cette dernière, l’ouverture de nos datacenters au Royaume-Uni ou en Allemagne a fait sauter le pas à de nombreux clients européens. Selon le comportement du marché, il n’est pas exclu que nous ouvrions plus tard un datacenter en France.
La France se positionnant comme le troisième pays européen en termes de budget informatique, VMware s’y intéresse forcément.
Par ailleurs, notre programme pour les partenaires vCan (vCloud Air Network) leur permettant de proposer des solutions de cloud public, privé ou hybride aux entreprises, a enregistré un réel succès. Ainsi en deux ans nous avons multiplié le nombre de partenaires qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 3900 dans le monde, dont 200 hébergeurs en France.

Pouvez-vous nous retracer rapidement votre parcours et nous confier votre ressenti concernant VMware sur le marché français en 2014?

Sylvain Cazard : Après avoir passé 10 ans chez Business Objects puis chez SAP, j’ai rejoint VMware en 2009 pour prendre en charge les équipes Grands Comptes. En 2014, nos clients français ont ressenti la nécessité de prendre des décisions importantes par rapport au cloud de la mobilité.

En 2015, ces décisions devraient se traduire par des choix, et des initiatives concrètes sous la pression des directions métiers. Les directions informatiques vont donc rechercher des solutions pour fournir et déployer le cloud et la mobilité. C’est pourquoi VMware doit absolument incarner le partenaire de choix pour ses déploiements.

En 2014 nous sommes parvenus à relever le défi face aux enjeux de crédibilité, d’intimité avec le client et de proposition à valeur ajoutée. En outre nous avons recruté 40 personnes, spécialistes du déploiement et du conseil en mobilité, en cloud et dans le Digital. En outre, nous disposons de notre écosystème également préparé à ces enjeux.

VMware parle beaucoup de virtualisation du poste de travail (VDI), 2015 sera-t-elle encore l’année du VDI? Après 2013 et 2014, peu concluantes….

Sylvain Cazard : De plus en plus d’entreprises s’intéressent à la VDI. Et ce, parce qu’elle répond à la fois aux désirs de cloud et de mobilité. Nous venons de racheter la société Immidio [NDLR :éditeur néerlandais acquis début février 2015]. Sa solution d’UEM (User environment management) autorise –entre autres- une forte personnalisation de l’interface de l’espace de travail virtuel de l’utilisateur, facteur d’appropriation et d’acceptation [NDLR : elle intégre aussi des mécanismes de synchronisation suite à de multiples log-ins ou coupures].

De notre côté, nous proposons Horizon View, qui étend la notion d’environnement virtuel au-delà d’une simple image accessible depuis un ordinateur fixe, tout en offrant un fonctionnement complet des applications.

Enfin, il s’agit d’adresser tous les environnements et pas uniquement Windows. En combinant éventuellement VDI et solution de mobilité. La VDI devient une réponse pertinente puisqu’il s‘agit non seulement d’accéder à son environnement de travail, mais également à toutes ses applications et données en toute sécurité.

Doit-on encore parler de VDI, ou marquer la distinction avec le DaaS (Desktop as a Service)?

Jean-Pierre Brulard : Chez VMware, nous présentons la VDI sur deux axes.
Tout d’abord l’utilisateur souhaite disposer d’un espace de travail unique, quel que soit son équipement : PC, tablette, smartphone… Nous proposons donc une intégration des différentes briques nécessaires : Airwatch, Immidio, développements VMware… Objectif : offrir non seulement une personnalisation de l’espace de travail par chaque utilisateur, mais aussi une gestion globale des environnements, des profils, des applications, des données, de la sécurité, etc.

Et surtout, la VDI ne doit pas incarner “un nouvel animal dans la ferme”. Elle doit intégrer l’infrastructure du datacenter pour devenir un réel Desktop as a Service (DaaS). Ainsi, la VDI bénéficie pleinement des avantages de ressources à la demande, avec -par exemple- la technologie VSan pour optimiser le stockage. Alors, l’infrastructure flexible, voire multicloud, offre une expérience utilisateur multiple aux employés, quel que soit leur terminal d’accès.

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Auteur : José Diz
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