Collaboratif : le CERN se détourne de Facebook Workplace

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Pour contrôler son budget et ses données, le CERN, laboratoire européen pour la physique des particules, a mis un terme au test de la plateforme Facebook Workplace.

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Le CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, a confirmé avoir mis un terme au test de Facebook Workplace, la déclinaison professionnelle du réseau social. Un changement de tarification et le contrôle des données sont à l’origine de cette décision.

Comment en est-on arrivé là ?

En octobre 2016, Facebook annonçait la disponibilité générale de son réseau social d’entreprise Facebook Workplace (ex-Facebook at Work). Le CERN, à ce propos, déclare dans un communiqué avoir bénéficié de conditions favorables « lui permettant de tester la plateforme gratuitement ». Mais, en juillet 2019, Facebook optait pour une révision de sa tarification et, à l’automne, revendiquait 3 millions d’utilisateurs payants par mois.

La fin de la période d’essai gratuit et « avancé » se profilait pour le CERN. L’organisation avait déjà mené des tests spécifiques au sein de différents départements – ressources humaines, technologies de l’information, relations internationales. Or, « les réactions n’ont pas toujours été positives » concernant la protection de données à caractère personnel, a souligné le laboratoire au sein duquel Tim Berners-Lee inventa le World Wide Web en 1989.

Garder le contrôle des données

Le laboratoire basé en Suisse dit avoir choisi entre deux options « soit payer pour continuer à utiliser la version initialement gratuite, soit passer à une version certes gratuite, mais sans droits d’administration et d’accès avec une authentification CERN unique, et moyennant un transfert de toutes les données à Facebook », une multinationale américaine.

Jugeant « inacceptable » de perdre le contrôle de ses données, mais aussi de payer un outil qui ne fait pas partie « de l’offre de services de base proposés à la communauté du CERN », l’organisation a donc choisi de clore l’essai. 1000 membres qui avaient créé un compte Workplace par ce biais, dont « 150 utilisateurs actifs » chaque semaine, sont concernés.

Le CERN déclare avoir contacté Facebook pour désactiver les fonctionnalités et retirer tous les contenus qui s’y trouvaient avant la fin janvier 2020. En amont, les utilisateurs de la plateforme au sein du laboratoire scientifique ont été invités par ses soins à se tourner vers des solutions proposant des fonctionnalités alternatives, dont Mattermost (messagerie instantanée pour l’entreprise) et Discourse (listes de diffusion et forums de discussion).

Quant aux alertes électroniques automatisées de Workplace pour le contenu home.cern, elles doivent être remplacées « courant 2020 » par un système de notification émanant de l’IT et un nouvel outil (lettre d’information) porté par le pôle relations internationales.

Cette initiative du CERN intervient après le lancement en 2019 de la nouvelle phase de son projet MAlt (Microsoft Alternatives) de migration vers des technologies open source.

Mise à jour : la direction de la communication de Facebook Workplace, pilotée par Olivia Calvert, a déclaré être désolée « d’apprendre que le CERN ne souhaite plus tester Workplace. » La plateforme, a-t-elle précisé, travaille au quotidien « avec des milliers d’entreprises hautement réglementées, dont des banques et des gouvernements, et [dispose] de toutes les certifications de sécurité standard comme SOC2, SOC3, ISO27001 and ISO27018. »

(crédit photo de une : Jody Art via Visualhunt.com / CC BY-NC-ND)

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