Le fœtus Google Me sur les traces du monstre Facebook?

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Google Me, « un projet hautement prioritaire pour Google ». Du déjà vu avec Wave, Buzz ou Orkut ou une véritable alternative au plus puissant des réseaux sociaux, Facebook ?

Face à Facebook se monterait le réseau social Google Me ? « Ce n’est pas une rumeur. C’est un projet bien réel. De très nombreuses personnes travaillent sur ce projet.» Les tweets n’en seront pas moins frénétiques mais pour autant la rumeur prend une autre tournure avec cette confirmation d’Adams D’Angelo, ancien CTO (chief technical officer) de Facebook sur le site de questions/ réponses qu’il a fondé, Quora.

Si la rumeur est jugée moyennement crédible au départ (le 26 juin), c’est entre autres parce qu’elle provient du compte Twitter de Kevin Rose, fondateur de Digg.com, plate-forme de partage d’informations en tous genres par les internautes, mais pas seulement. Le tweet avait beau être qualifié de « source très crédible », les internautes restaient méfiants. Et ce d’autant plus que Google n’en est pas à son coup d’essai côté réseaux sociaux.

Après Orkut, Wave et Buzz, Google veut (enfin) un réseau social de première classe

Nous dirons même plus, il a déjà une certaine expérience de la chose. En témoignent successivement les lancements d’Orkut, de Google Wave et de Google Buzz. Des succès mitigés pour Wave (client de communication) et Buzz qui se positionne face à Twitter et très critiqué pour sa politique de la vie privée. Un succès plus certain pour Orkut, lancé en 2004. Ce site de réseautage social a conquis son public dans plusieurs pays dont l’Inde et le Brésil.

L’amour du risque donc pour Google, selon les propos d’Adams D’Angelo qui explique que « Google a réalisé que Buzz [n’était pas suffisant] et qu’ils avaient besoin d’un réseau social complet, de première classe. Ils le construisent actuellement selon le modèle de Facebook. »

Eh oui, car Facebook, en dépit de toutes les critiques qu’il a pu récemment recevoir pour sa politique en matière de confidentialité des données personnelles de ses internautes ne cesse d’attirer des membres. En février 2010, Facebook annonçait 400 millions d’inscrits.

En Russie, au Japon, en Corée du Sud, la voie est libre pour Google

Reste à savoir la forme que prendrait ce réseau social ? Car, pour concurrencer Facebook et son quasi milliard de bénéfices, il va falloir y aller très fort. Un bon point pour Google, sa maîtrise de la publicité qui lui assure la très grande majorité de ses revenus. Mais le moteur de recherche prend clairement des risques, car côté utilisateurs, il n’est pas sûr de trouver un écho à son projet.

Quoique quelques pays ne sont pas encore « accros » au plus puissant des réseaux sociaux : Russie (un million de membres sur Facebook), Japon, Corée du Sud ou Chine (même si les relations entre Moutain View et le régime chinois ne sont pas au beau fixe…).

À l’heure actuelle, Google se refuse à commenter l’avènement supposé d’un nouveau site et le tweet de Kevin Rose a été effacé. Nous n’en retiendrons pas moins que selon le fondateur de Digg.com, Google Me est désormais « un projet hautement prioritaire au sein de la firme» de Mountain View.


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