Les smartphones 4G+ à 450 Mbit/s arriveront en 2016

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En 2019, le marché devrait compter 64 millions de smartphones capables de supporter les évolutions du LTE Advanced alors que se profilera l’arrivée de la 5G.

En 2019, le nombre de smartphones LTE capables de supporter des débits de 450 Mbit/s en réception atteindra les 64 millions, avance le cabinet ABI Research. Les premiers modèles de ces terminaux dits de catégorie 9 et 10 (selon les normes édictées par la 3GPP, l’association des industriels du secteur) ne sont cependant pas attendus massivement sur le marché avant deux ans.

Ils répondront aux évolutions technologiques de la 4G qui, à travers les techniques d’agrégation de porteuse du LTE-Advanced (LTE-A), permettent d’atteindre les 300 Mbit/s (sur double porteuse) et 450 Mbit/s (triple porteuse). Des capacités qui feront le lien entre la 4G et la 5G attendue à la fin de la décennie. Ces nouvelles générations de terminaux devront intégrer des modems compatibles LTE-A.

Une adoption lente

C’est le cas des produits Qualcomm, rappelle le cabinet d’analyse. Récemment, le fabricant américain a présenté son modem Gobi 9×45. Le successeur du Gobi 9×35 est normalisé Catégorie 10 pour le support de 3 liens radio simultanés (3DL LTE CA) afin d’atteindre les 450 Mbit/s de bande passante en réception mobile (à raison de 3 bandes de fréquence de 20 MHz). Mais son adoption par les fabricants prendra du temps. « Au cours de la même période de l’année dernière, Qualcomm a dévoilé sa puce 9×35 Gobi, un modem Catégorie 6 avec des vitesses de téléchargement allant jusqu’à 300 Mbit/s, indique Malik Saadi, directeur des pratiques chez ABI. A ce jour, cette puce n’a été intégrée pour des versions sélectionnées de certains smartphones disponibles uniquement sur le marché coréen. » Marché bien connu pour sa vélocité à déployer les derniers cris technologiques en matière de normes de communication. L’opérateur SK Telecom avait ainsi été le premier à ouvrir un réseau LTE-A en juin 2013.

De plus, il faudra également que les opérateurs mettent à jour leurs infrastructures mobiles pour offrir ces nouvelles dispositions. Ce qui passe par la définition des bandes de fréquences, et leurs largeurs, qui pourront être exploitées pour atteindre les prochaines capacités. Un travail auquel s’attèle la 3GPP qui a délimité 57 dossiers 3DL LTE CA dont 34 concernent le marché nord-américain.

La Chine aux premières loges

Mais, aux États-Unis, la nature du réseau 4G découpé en lots de bandes de 10 MHz profitera surtout à la pénétration des smartphones de Catégorie 6 aux cours des trois prochaines années offrant des débits de 300 Mbit/s au mieux. Du coup, les opérateurs n’ont aucun intérêt à y distribuer des terminaux de Catégorie 10 dans l’immédiat. De son côté, avec ses 14% de pénétration de la 4G, l’Europe en est encore à se concentrer à la migration des clients vers le nouveau réseau mobile.

En revanche, l’Asie devrait être la première à profiter des possibilités avancées du LTE-A à 450 Mbit/s. Notamment la Corée du Sud et la Chine. Selon ABI, les opérateurs chinois ont soutenu 6 travaux du 3GPP autour du 3DL LTE CA au cours des six derniers mois, notamment à travers la convergence des technologies TDD-FDD. L’Occident risque donc d’avoir un train de retard dans l’évolution du marché mobile face à l’Asie.


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