La carte de couverture 4G de SFR retoquée par l’Arcep

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SFR a corrigé en catastrophe la carte des points de connexion 4G affichée sur son site. Selon le gendarme des télécoms, elle ne correspondait pas à la réalité du terrain.

Lundi dernier, SFR a mis à jour sa carte de couverture de la 4G en France. Une initiative prise en catastrophe, dans le courant du week-end, après que l’opérateur se soit fait retoqué par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), nous apprend Les Echos.

Pour le gendarme des télécoms, il y avait un écart important entre les informations affichées par SFR sur son site et les estimations de terrain. Un écart susceptible de tromper les clients à l’heure où l’opérateur semblait relancer ses déploiement d’antennes 4G. Au dernier pointage de l’ANFR (Agence nationale des fréquences), le nombre de sites 4G en exploitation chez SFR avait progressé de près de 6% en un mois avec 1 774 sites de connexion, essentiellement dans la bande des 800 MHz plus performante en matière de couverture et de pénétration des bâtiments que les 2600 MHz.

40% de la population couverte

En fin d’année, SFR annonçait couvrir près de 600 villes en 4G et visait les 40% de population couverte. Loin derrière les 70% revendiqués par Bouygues Telecom ou 50% d’Orange. Depuis, l’opérateur propriété du groupe Vivendi s’était montré discret sur l’évolution de sa couverture (l’opération de rachat, par Numericable, ne facilitant cependant pas la communication). Se serait-il montré présomptueux ?

L’Arcep publiera, demain jeudi, les cartes de couverture 4G des opérateurs mobiles. Si SFR a remisé sa carte 4G, il ne semble pas y avoir de problème concernant la 3G ou la 2G dont les objectifs de couverture ont bien été validés, de longue date, par le régulateur. Lequel n’en a pas moins lancé une série d’enquêtes administratives à l’encontre des opérateurs, notamment dans le cadre de la couverture des zones rurales. Mais, concernant la 4G, c’est en octobre 2015 et janvier 2017 que les opérateurs devront, selon le cadre réglementaire, être en mesure de prouver qu’ils couvrent bien 25% de la population en 2600 MHZ et 40% en 800 MHz respectivement.


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