Emploi IT : DRH et freelances, je t’aime moi non plus

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Le travail indépendant progresse en France, notamment dans le numérique. Mais les DRH considèrent avant tout les freelances comme une variable d’ajustement.

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Le travail indépendant gagne du terrain en France, en particulier dans les métiers du numérique. Mais les directions des ressources humaines peinent à intégrer le phénomène, rapportent la plateforme de mise en relation Malt et l’agence Angie.

Développeurs, chefs de projet, responsables webmarketing… Les freelances en France seraient désormais 930 000, un chiffre en hausse de 145% en dix ans, selon Malt.

En outre, 90% des freelances interrogés* disent avoir opté pour ce statut par choix et non par défaut. Ils sont plus nombreux encore (96%) parmi les professionnels de la Tech.

Leur choix est motivé principalement par la recherche d’autonomie (mentionnée par 88% des répondants), la liberté pour organiser leur emploi du temps (81%) et choisir des clients et des missions (57%). Mais trouver de nouvelles opportunités reste difficile (65%).

Les DRH, de leur côté, sont attentistes, voire réfractaires, selon l’étude** Malt/Angie.

Oubliés des stratégies RH

Les DRH interrogés considèrent le plus souvent ces indépendants comme des ressources de second choix qui permettent de « boucher les trous », indiquent les auteurs de l’étude.

Les responsables RH redoutent surtout les velléités de requalification d’un contrat de prestation de service signé avec un freelance en un contrat de travail salarié.

Si, selon Malt, la plupart des freelances (89%) ont été salariés d’une entreprise avant d’opter pour le travail indépendant. La majorité ne veut pas faire machine arrière.

88% ont ainsi indiqué ne pas souhaiter réintégrer le salariat à plein temps.

Entreprise élargie, oui mais

Il n’empêche, pour les DRH c’est essentiellement par défaut que leur entreprise a fait appel à des freelances. Le rapport précise : « craignant de perdre le contrôle sur des ressources stratégiques, de nombreux DRH affirment vou­loir recruter les compétences en interne plutôt qu’en freelance. » Car pour eux « le freelancing doit rester l’exception. »

Les notions « d’entreprise étendue » et de freelances partenaires des organisations restent donc à concrétiser. Certains se sont lancés.

Le cabinet de recrutement Robert Walters Technology, par exemple, s’est récemment doté d’une offre dédiée au placement de consultants et experts IT indépendants.

*Ces résultats sont issus d’un sondage diffusé via l’outil Typeform du 24 janvier au 15 février 2019 dans la newsletter et les réseaux sociaux de Malt. 1 756 participants ont répondu.

**Le rapport « Freelances et DRH » s’appuie sur une étude menée auprès de 479 freelances du numérique inscrits sur Malt.fr l’été 2018. En parallèle, des DRH de grands groupes ont été interrogés par le cabinet Occurrence, entre octobre 2018 et janvier 2019.

(crédit photo via pexels.com)

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