Racheter Salesforce ? « Aucun intérêt », selon SAP

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Le Pdg de SAP a confirmé que sa société n’était pas candidate au rachat de Salesforce. Un éditeur « sur le déclin », selon lui.

L’équivalent d’un tacle au niveau des genoux. Interrogé hier sur un éventuel rachat de Salesforce, en marge de Sapphire, l’événement annuel de SAP qui réunit plusieurs dizaines de milliers de personnes à Orlando (Floride), Bill McDermott, le Pdg de l’éditeur, n’a pas pris de gants pour expliquer pourquoi sa société ne figurait parmi les potentiels acquéreurs. « Nous avons toujours essayé de racheter des actifs qui étaient ce qui se faisait de mieux sur le marché ou des actifs dont la valeur était ascendante et qui amenaient des solutions innovantes sur le marché. Nous n’avons jamais acheté un actif que nous pensions dégradé ou sur le déclin ». Façon de dire qu’à ses yeux, Salesforce fait davantage partie de la seconde catégorie que de la première. Un plus tard lors de la conférence de presse, Bill McDermott a d’ailleurs affirmé que le CRM dans le Cloud de Salesforce est devenu une ‘commodité’. « SAP l’a au catalogue, Oracle aussi. Beaucoup d’autres également. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas les racheter ». Bref, acquérir Salesforce ne présenterait « aucun intérêt » pour SAP.

Oracle ou Microsoft ?

Rappelons que le Pdg de SAP a récemment indiqué que le rachat de Concur, qui fournit une solution de gestion de notes de frais en mode Saas, pour 8,3 milliards de dollars serait la dernière acquisition massive de l’éditeur à un proche horizon. Le spécialiste des ERP a dépensé environ 17 milliards de dollars pour se renforcer dans les solutions Saas (avec les acquisitions successives de SuccessFactors, Ariba, FieldGlass et donc Concur).

Avec sa capitalisation boursière voisine de 50 milliards de dollars, Salesforce serait de toute façon un très gros morceau à avaler pour SAP (qui pèse environ 94 milliards en bourse). Selon Bloomberg, Microsoft envisagerait de faire une offre pour la reprise du spécialiste du CRM en mode Saas. Et Salesforce aurait déjà été approché par un autre potentiel acquéreur. Le nom d’Oracle apparaît comme le plus probable à ce stade.

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