J. Griffin (Bacula) : «Notre solution a beaucoup de succès dans le monde de l’hébergement»

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L’outil de sauvegarde Bacula est aujourd’hui très populaire. Retour sur ce phénomène avec Jack Griffin, CEO de Bacula Systems.

La solution de sauvegarde Bacula vient de passer le cap du million de téléchargements. Un succès incontestable pour ce projet open source. Nous nous sommes entretenus avec Jack Griffin, le CEO de Bacula Systems.

Quel est l’historique de ce projet ?

Kern Sibbald est à l’origine de cet outil. C’est un des fondateurs d’Autodesk. Ce programmeur émérite a pris sa ‘retraite’ en 1997. C’est alors qu’il a lancé divers projets open source, dont Bacula, qui a vu le jour en 2002.

Ce projet l’a fasciné, car il couvre un domaine très intéressant où de multiples problèmes doivent être résolus afin de proposer une solution de sauvegarde performante et efficace. Il a ainsi choisi de structurer le catalogue des fichiers sauvegardés à l’aide d’une base de données. À notre connaissance, Bacula est le premier système de sauvegarde à utiliser ce concept. Cette caractéristique permet une montée en charge aisée.

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Le projet Bacula est disponible sous la licenceopen source GPL, y compris l’Enterprise Edition. Comme Red Hat, la valeur que nous ajoutons réside dans des offres de support, notre connaissance de Bacula et des garanties de bon fonctionnement. 50 à 60 personnes ont depuis contribué à ce projet, dont Kern Sibbald, qui participe toujours au développement de Bacula. Aujourd’hui, cet outil comprend plus de 200 000 lignes de code et a été téléchargé plus d’un million de fois. Nous sommes heureux et fiers de ce résultat.

Avez-vous des exemples d’utilisation ?

La société strasbourgeoise SdV Plurimédia est spécialisée dans l’hébergement de médias. Elle utilisait auparavant une solution de sauvegarde propriétaire : 31 heures par sauvegarde, et investissement (financier comme administratif) jugé trop lourd. Ils ont essayé Bacula, avant d’opter pour un contrat de support. Le temps de sauvegarde a été ramené à seulement quatre heures, avec un prix nettement plus compétitif.

Notre solution a globalement beaucoup de succès dans le monde de l’hébergement, car notre modèle économique mesure uniquement le nombre de centres de calculs et les systèmes d’exploitation utilisés. La masse de données, le nombre de serveurs et celui des robots d’archivage n’influencent pas le coût du support : seul est pris en compte ce qui modifie notre charge de travail.

Quels sont vos projets pour 2010 ?

Récemment, nous avons livré une clé de restauration USB qui permet la réinstallation d’un serveur Bacula : elle automatise la remise en place du logiciel et du catalogue de données. Elle est bien entendue disponible sous licence open source.

Avec Bacula 3.0, nous avons introduit des agents logiciels spécifiques, dédiés par exemple à Microsoft Exchange. Nous travaillons maintenant à l’extension de cette offre, pour des produits comme SharePoint ou SQL Server. Ceci répond à une demande importante de la part de nos clients. Ces plug-ins devraient être rendus publics dans le courant du premier semestre.

Les priorités de développement sont fixées par les souhaits de nos clients actuels et futurs. Nous restons donc à leur écoute. Nous pouvons établir un contrat de développement afin de répondre aux besoins spécifiques d’un client. C’est un procédé très abordable, mais dont les résultats sont systématiquement reversés sous licence open source.

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