Top 100 des prestataires de services IT France – PAC : cherchez l’erreur…

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Dans l’édition 2010 du classement des prestataires de services, on note quelques surprises et un fort dynamisme pour les PME. IBM reste le leader indétrônable, loin devant.

Le cabinet d’études Pierre Audoin Consultants (PAC) livre son classement 2010 du Top 100 Prestataires de services IT en France. Le document distingue le chiffre d’affaires réalisé uniquement par les services (conseil, assistance technique, projets au forfait, formation, externalisation, maintenance, conseil en management, etc.) du résultat global.

Ce classement n’est pas le résultat d’un concours de beauté. Néanmoins, sa lecture est forcément filtrée par le lecteur : « Où se situe ma société ? », « Quel classement obtient mon fournisseur? », « Tiens, mon concurrent a perdu deux places !»… Cherchez l’erreur.

IBM, Cap et Atos, loin devant
PAC explique que « les grands du secteur restent en tête du classement, bien qu’avec des dynamiques différentes suivant le repositionnement stratégique de chacun et ses conséquences en France. Des sociétés comme Logica, Sopra et Steria ont ainsi entamé un travail de réflexion sur leurs offres qui porte ses fruits en 2010. Cap Gemini et Atos sont en phase de redéploiement, notamment Atos qui doit gérer l’intégration de Siemens IT Services ». Toutefois, on constate qu’IBM se détache fortement en tête avec ses 2,463 milliards d’euros.

Les 50 premiers du classement
Les 50 premiers du classement

Loin devant les deux suivants : Cap Gemini à 1,931 milliard et Atos à 1,547 milliards. Et le reste du peloton suit loin derrière.
En outre, IBM enregistre une croissance de 4 %, tandis que ses deux concurrents sont stables par rapport à 2009.

HP, malgré ses 2,905 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 2 %) ne réalise que 918 millions en services, en baisse de 1%. « Une situation historique qui se poursuit logiquement pour IBM, qui a toujours vendu beaucoup de services en France. HP, moins présent sur les prestations, vend plus de matériel (dont les serveurs). En tout cas jusqu’à présent… », explique Simon Philibert, analyste en chef chez PAC France.

Les plus de 400 millions se portent bien…
Sur le créneau des entreprises à plus de 500 millions d’euros de services, on note une croissance intéressante pour Logica, Orange Business Services, Sopra ou Steria, tandis que HP ou Accenture marquent un léger recul.

En treizième position, Bull revient néanmoins en force avec une hausse de 21 % de son CA, et de 14 % sur le service ! « Le rachat d’Amesys par Bull [pour 105 millions d’euros fin 2009, NDLR] explique en partie ce résultat. Il faut également saluer un changement stratégique réalisé par son PDG Philippe Vannier sur les activités historiques du groupe en systèmes critiques qui semble porter ses fruits. En effet, ce positionnement a permis à Bull de signer de gros contrats avec l’État, et avec de grandes entreprises », commente Simon Philibert.

Un bas de tableau très dynamique
Un bas de tableau très dynamique

Les “petites” se bougent avec succès
On pourrait penser que les bruits récurrents de concentration du marché par les moyennes sociétés de services pourraient se confirmer.

« Alors que la concentration du marché est régulièrement annoncée, les PME SSII constituent toujours un vivier en constant renouvellement. En témoignent les fortes croissances de certaines sociétés (par exemple Viseo, ITS Group, Feel Europe) qui sont notamment le fruit de croissances externes. Sur le marché des fusions-acquisitions, PAC remarque que la tendance est plutôt à l’achat de petites SSII par des moyennes », rétorque Simon Philibert.
Sur les entreprises réalisant entre de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires (seuil psychologique souvent estimé stratégique) et 400 millions, on note de nombreuses croissances à deux chiffres.

« Plus réactives, ces PME peuvent s’adapter rapidement aux attentes de entreprises, rebondir efficacement, repackager leurs offres, se spécialiser… Elles bénéficient ainsi pleinement de divers relais de croissance : en région généralement via des centres de services partagés, ou l’industrialisation très évoluée de leurs solutions (CMMI, Itil, etc.), rapporte Simon Philibert. Cela leur permet de conserver leurs clients grands comptes ou d’en signer de nouveaux, afin de compenser leur activité auprès clients plus modestes, moins rentables. Autre levier, la forte spécialisation en avance sur des technologies récentes comme la virtualisation, le cloud, l’infrastructure, les systèmes critiques, la BI… Un positionnement qui favorise aussi la visibilité de l’entreprise auprès des prospects. Ainsi, Micropole-Univers profite de son positionnement sur la BI et le CRM. »


Auteur : José Diz
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